Je crois pouvoir dire que je l'entends précisément. Mes oreilles se sont habituées à ma manière de le comprendre, à ma façon de le dire.
Quand j'ai cherché à l'entendre dit par d'autres, je me suis tourné vers Léo Ferret et son interprétation.
Ah la la, c'est aussi terrible que de découvrir le roman que vous adorez, revisité par un grand cinéaste. Vous n'entendez plus la petite voix qui vous racontait ce que vous aimiez tant. Et l'altérité, d'abord, vous agresse. Et puis, vous percevez que l'autre est allé bien loin de vous, certes, mais quelque part. C'est la redécouverte, comme si vous l'entendiez, à nouveau, pour la première fois.
Une autre version, beaucoup plus fidèle au texte, de Gérard Philippe
Il y a quand même une chose que je ne comprends pas...
Le texte est une série de 25 quatrains d'alexandrins. Soit 12 pieds par vers. Si Rimbaud a choisi cette forme, c'est qu'elle constitue bien le corps de son poème. Alors non, je ne comprends pas pourquoi ces grands que j'entends ne respectent pas le rythme de l'alexandrin, mangeant à l'occasion un pied, déséquilibrant un texte fini. J'ai vraiment l'impression de jouer au vieux con à pinailler ainsi mais je le ressens effectivement comme ça, comme une trahison.
Et si vous voulez entendre et voir d'autres interprétations, vous pouvez cliquer ici (la suite), là et là encore.
Le texte du poème est sur mon autre blog (clic !) et, pour l'anecdote, vous pouvez jeter un œil au manuscrit (page 1, page 2, page 3 et page 4)
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